vendredi 30 décembre 2011

Compte à rebours



POURQUOI LE TAON PASSE SI VITE ?   SE DEMANDE LA MARGUERITE.
                           
 



  



Source : christinelerat.overblog.fr

Quelques lignes de Virgil Géorghiu



   "La perle est un produit de la souffrance. C'est la larme de la chair. Les huîtres qui sont blessées transforment leur chair en nacre pour couvrir leur blessure. Le résultat en est la perle. Les huîtres qui ne souffrent pas sont simplement comestibles. C'est la même chose avec les hommes. Ce sont les blessures surmontées, couvertes de nacre, qui rendent les hommes grands." 


Extrait de "La seconde chance", de Virgil Géorghiu.

jeudi 29 décembre 2011

UN PETIT BAISER


Il suffit
D’un seul petit baiser
Pour que la vie
Se mette à changer
Alors
Imaginez
Une pluie de petits baisers 

          Le baiser de l'hôtel de ville, Robert Doisneau. (Source:www.journaldes femmes.com)   

Laura Breitwieser               
            

mercredi 28 décembre 2011

Bach, Glenn Gould...

   Glenn Gould, comme Bill Evans, vouté sur le clavier dans une sorte de transe sensible, une interprétation presque mystique...Un trésor de nuances et de délicatesse pour cet Aria qui ouvre les Variations Goldberg de Jean Sébastien Bach.

Les haïkus de Phil





jours de fêtes
les langoustes n'ont pas aimé 
leur bain d'eau bouillante






au milieu des siens
l'aïeule pourtant 
fatiguée de vivre






juste avant les vœux 

on parle déjà 
de scénarios catastrophes

Trois pierres

   J'ai longtemps gardé un cœur de pierre trouvé sur la plage et puis je l'ai remis dans la nature, je ne voulais tout simplement pas garder un cœur de pierre ad vitam aeternam. Je me sens bien plus léger depuis. La nature sculpte parfois des têtes, je me rappelle d'une tête d'indien vue en Gaspésie, au Québec.
                                                                                   Oiseau migrateur, il n'est plus là où vous le voyez.

   Parfois, la sculpture est à assembler soi-même, elle est là, nous la foulons au pied sans le savoir quand nous nous promenons sur une plage de galets, elle est là en pièces, éparpillée, il faut simplement la retrouver.


 Trois pierres. Photo Christian Cosberg

lundi 26 décembre 2011

dimanche 25 décembre 2011

Ce long chemin, Sodade de Césària Evora

   Je l'ai aimée tout de suite cette grande petite dame et son long chemin qui mène à São Tomé. Chaque fois que je l'entends, elle me prend par la main, je marche à ses côtés et je partage avec elle la sodade pour la terre de São Nicolau.


Joyeux Noël


                       Le petit Tout                        

Georges de la Tour, Nativité.

Je suis celui qui naît

Le tout petit

Le petit Tout


vendredi 23 décembre 2011

Pour Sylvain Cadieux

     
                     Forteresse de Frontenac, à Québec. Source : www.province-quebec.com

Merci Sylvain Cadieux  de vous être inscrit  à Point-Critique. Comme vous êtes, à vrai dire, le premier membre inconnu dans la maison, j'ai cherché sur la toile qui vous pouviez bien être. Après quelques recherches, j'ai trouvé deux des  liens invisibles, que l'on nomme hasard ou coïncidence, qui nous ont peut-être réunis : le Québec et le Jazz. Pour le reste, mystère !
   
     J'ai passé un mois au Québec en 1980. Je suis allé rejoindre une partie de nous même (à nous, français) de l'autre côté de l'atlantique, cette famille perdue de vue jusqu'à ce que ses merveilleux chanteurs nous la remettent en mémoire et dans le cœur. A cette époque, les années 70, j'écoutais Félix Leclerc, Gilles vigneault, Robert Charlebois et les groupes Beau Dommage, Harmonium... Je les écoute encore aujourd'hui, de temps à autre. 
     Je sais qu'il ne faut pas dire aux québécois qu'ils sont français. Est-on d'un pays ou d'une langue ? Forcément des deux ! Mais quand je faisais du stop pour rejoindre la Gaspésie, un brave homme dans un pick-up m'a avancé de quelques kilomètres, il habitait au Nouveau-Brunswick et avait un accent à couper au couteau. Je me suis présenté, je lui ai dis que j'étais français. Il ne semblait pas s'en émouvoir, j'ai insisté. Il m'a regardé, incrédule , et m'a demandé : "Français de France ?"


 

jeudi 22 décembre 2011

Les haïkus de Phil

 Merci Christian pour cette place dans ton blog.

J'essaierai d'animer cet espace-là. Haïkus, haïbuns et éléments 
rapportés, d'ici , de là iront nourrir la page. En attendant
trois haikus (de mon cru) répondent à ton invitation:



sans voix
devant trois images                 
du silence


faux

le la de la cloche
place Frantz Lizt




matin d avril
les crottes de moutons
luisent sous la pluie



Philippe Quinta

Bienvenue à tous

   Au commencement, Point-Critique était invisible. Il était dans l'entre-deux de la création, ses auteurs  ne savaient pas s'ils iraient au bout de leur premier billet, ses lecteurs n'existaient pas. Tout un monde était en train de naître, peut-être. Et ce monde a vu le jour, c'est un tout petit monde, une tête d'épingle qui brille dans le ciel immense du possible. Si ce tout petit monde grandit, prospère, il sera par nature le lieu où tous les genres littéraires et toutes les formes d'arts pourront s'exprimer. Cette petite planète, vous pourrez y séjourner quand bon vous semble. Il y a de la place pour tout le monde. Bienvenue à tous.

mardi 20 décembre 2011

Les Haïkus de Phil

   Bientôt, Philippe Quinta, poète, écrivain et ami, nous fera l'honneur de publier quelques uns de ses haïkus dans Point-Critique. Sa rubrique s’appellera donc "Les Haïkus de Phil".
   Le haïku est une forme de poème très court d'origine japonaise. C'est un poème en dix sept syllabes 5-7-5 dont l'esprit et les règles sont très codifiées. Cette poésie est de plus en plus populaire sous nos latitudes et cela fait longtemps que les poètes du monde entier s'y adonnent avec plus ou moins de bonheur, Jack Kerouac (Sur la route) fut un de ceux là. Mais les grands maîtres sont bien évidemment japonais, Bashô, Issa...   Philippe Quinta vous en parlera bien mieux que moi.
   En attendant, je vous en propose une poignée de mon cru.

soleil écrasant                           
absolument rien ne bouge
lézard sur le mur

lundi 19 décembre 2011

Et maintenant l'antidote

Ce cher Bing Crosby en compagnie d'une douce et jolie blonde...chante White Christmas.


Au bout du fil

A peine ai-je posté ma petite poésie, le téléphone sonne. Au bout du fil, une amie "montagnarde" m'annonce qu'il neige chez eux et que les enfants sont dans le jardin en pleine bataille de boules de neige. Ils s'en donnent à cœur joie! Je pense à ce beau et déjà vieux film Y aura-t-l de la neige à Noël ? de Sandrine Veysset et forcément à la chanson d'Adamo,Tombe la neige.



TEMPS EN LIGNE

TOUT PROCÈDE DE L'ACCUMULATION
C'EST  LA  LENTEUR  QUI    CONSTRUIT
TOUT CE QUI  S’ÉCOUTE  TOUT CE QUI
SE VOIT TOUT CE QUI SE LIT PAS A PAS
MOT A MOT PETIT A PETIT

dimanche 18 décembre 2011

CHATS


Il me regarde toutes les nuits avec ses yeux de chat
Il me guette, il m’épie, il ne bouge pas
Mais moi dans le creux de mon lit
J’ai des yeux de chat et toutes les nuits
Je ne bouge pas, je le guette et je l’épie

Laura Breitwieser