mardi 31 janvier 2012

Qui suis-je ?




Je ne sais toujours pas, à 68 ans !
Que fais-je ?
De la poésie, de l’écriture narrative, des chroniques ?
Ce n’est pas à moi d’y répondre, aux lecteurs plutôt.
Ce qui est sûr, c’est que j’écris.
Ce qui est sûr aussi, c’est que j’anime depuis six ans l’association « Mots Passants » que j’ai créée pour que passent les mots ; par la plume, la voix et la langue.
Qu’ils passent au travers des passions qui se révèlent ou continuent de dormir. Aux lectures d’errance, aux découvertes, aux prêts de livres, aux discussions qui en naissent…
Qu’ils passent, aussi, à travers les choix que nous faisons en commun, au sein du comité de lecture et de rédaction, dont je fais partie aux « Écrivains Méditerranéens », éditeurs depuis 1942 de la revue « Souffles ».
Alors sachant ce que je fais, vous serez—peut-être—mieux à même de cerner qui et ce que je suis.
Convié à participer, par Christian Cosberg, à la vie de ce site je le fais —humblement—volontiers.

Jean Gelbseiden


Plume d'oie : les-plus-images-photos-du-net.tout-le-net-en-1-site.com

Dans tes bras



La nuit était fraîche
Et je t’aimais
Tu avais dans tes yeux des éclats d’un mauve pâle
La lune brillait par intermittences
Des hordes de nuages sillonnaient le ciel
Près de toi
J’oubliais la guerre





Laura Breitwieser


Le baiser, de Gustave Klimt ; Source photographique : taramtamtam.com

FANTAISIE


Une famille de crapules
Agitent leurs mandibules
Et dans un long cri qu’ils modulent
Invectivent Théodule
Ne faites pas attention

Cette image m’obnibule








Christian Cosberg
Photo : Théodule, dessin de Christian Cosberg

lundi 30 janvier 2012

Carpe diem

   

   Le bonheur, cette jolie chanson de Berry clôt la pétillante comédie romantique de Frédéric Beigbeder, "L'amour dure trois ans."

DÉRIVE




Nous avons longtemps dérivé.
Dans le silence et la pénombre d'une nuit profonde;
Seul le clapotis indistinct de la rive proche et lointaine
 fut une réponse à notre espoir
nous étions deux,
d’un amour sans crainte enlacés l’un à l’autre.
Nos regards se buvaient le cœur,
et bercés de notre ivresse criaient au monde leur joie, leur bonheur.
Que nous est-il arrivé si vite que nous ne l’ayons pas vue venir
Cette tourmente atroce qui nous laisse sans vie,
Désemparés, comme un navire à l’abandon au milieu de la mer,
quand la tempête a tout dévasté ?
Quel est-il ce Satan qui nous attache
 et nous déchire à la fois l’un de l’autre ?
Pourquoi ? pourquoi…
Tu t’en es allée, mon souvenir vibre encore de ta présence,
telle une onde à peine calmée de la tourmente.

Comme si n’y suffisait pas la mort,
la vie nous sépare plus violemment encore :
Tes cheveux, leur odeur, la douceur de ton corps
à mon corps accouplée,
Ton sourire et ton rire, et ma vie en allée
Pourquoi ? pourquoi…
Qu’avons-nous fait ici bas
que nous soyons si affreusement payés de notre amour ?
Quand il faudrait le dire, les mots seraient vains !
seuls permanents, le fiel et l’amertume d’une joie partagée
qui déjà s’est enfuie et qui demeure comme un immense regret,
Glaçant de son absence un univers de solitude
Comme une plaie dont on sait, du sang qui en sourd,
qu’on n’en guérira pas. 



Jean Gelbseiden

 Tableau de ZaoWou Ki , source photographique Arton 10jpg ; artere.free.fr

jeudi 26 janvier 2012

Selon le bouddhisme


"...l'important n'est pas le savoir ou la connaissance que vous possédez. L'important est la prajna, c'est à dire votre aptitude à les acquérir, la force qui vous conduit au fond des choses."


Jean-Claude Carrière, dans Entretiens sur la fin des temps

PAGE BLANCHE

   
NOYÉ SOUS UN FLOT D' ENCRE NOIRE, L’ÉCRIVAIN SE PROMENAIT SUR UNE PAGE A MARÉE BASSE.

source photographique : twitfond.com

mercredi 25 janvier 2012

The Artist et Hugo Cabret : hommages transatlantiques

  •    Le triple A de Michel Hazanavicius 

   The Artist et Hugo Cabret vont vraisemblablement se disputer l'oscar du meilleur film le 26 février à Los Angeles. Ce sont les deux films les plus nommés, 10 nominations pour l'un et 11 nominations pour l'autre. Les jeux ne sont pas faits puisque concourent aussi au titre de meilleur film, entre autres, The Tree of life de Terence Malick, Minuit à Paris de Woody Allen, Cheval de guerre de Steven Spielberg et quatre autres prétendants capables de créer la surprise.
   Mais que les deux films les plus nommés soient The Artist et Hugo cabret ne peut que réjouir et toucher le cœur des français.
   The Artist qui vient de recevoir le Golden globe et le Critic choice award  du meilleur film, entre autres récompenses, est un brillant hommage au cinéma muet américain, une synthèse de burlesque et de mélo, une histoire qui évoque tout à la fois Chaplin et Fairbanks, les films d'aventures et les comédies musicales. L'age d'or d'Hollywood ! Les critiques et les professionnels du cinéma américain sont tombés amoureux de ce film. 
   
Michel Hanazavicius, depuis les deux réjouissantes parodies de film d'espionnage que sont les OSS 117, Le Caire, nid d'espions et Rio ne répond plus, s'est imposé comme un cinéaste de grand talent qui allie exigence artistique et respect du public, ce qui ne va pas toujours de soi dans le tout venant du cinéma français. Avec The Artist, il nous a littéralement bluffé comme il a bluffé les américains. Ce bluff, c'est quoi ? Un peu d'ambition tout simplement, et beaucoup de travail. Et puis deux merveilleux acteurs :  Jean Dujardin et Bérénice Béjo. 

Les haïkus de Phil


campagne gelée-

le bleu du ciel

m’interroge

 *

 pas chère

l’illumination

à la « 8°6 »

 *

 rien à chercher

rien à trouver

un oiseau passe

 *

mardi 24 janvier 2012

Aide psychologique






SUR LE CHEMIN DE FAIRE LES LOCAUX MOTIVENT.







Jean-Marie Frappereau

Source photographique : plexiglass.fr

Futur Antérieur, Sur le chemin


   Sur le chemin de l'école, nous passions sous les fenêtres
d'une maison que les volets faisaient maussade.
   De la cour montait une odeur de bête affaiblie.
   Un cheval descendit la chaussée.
   Plus bas, tout bras tendus, mon père se dressait en obstacle.
   Le maître des lieux s'était offert sa propre fin, contraignant 
le percheron affamé à forcer les bois de la fermeture.
   A table, je voulus évoquer cet intermède mais personne ne
reprit mon propos ; les choses allant, trop de fois, du regard au
souvenir et du souvenir à la mémoire sans le secours du langage...

 Source photographique : henricartierbresson.org

Métaphysique


   "Ce qui est métaphysique, c'est ce qui ne change pas, et c'est encore l'universalité de la métaphysique qui fait son unité essentielle, exclusive de la multiplicité des systèmes philosophiques comme religieux, et, par suite, sa profonde immutabilité."

René Guénon, dans Introduction générale à l'étude des doctrines indoues

lundi 23 janvier 2012

Le petit bal perdu


    C'était bien, aussi nommé Le petit bal perdu, est une des plus belles chansons interprétées par Bourvil,   l'inventivité et l'humour de la chorégraphie de Philippe decouflé s'inscrit en contrepoint de ce pur morceau de nostalgie...


jeudi 19 janvier 2012

Une soirée d'hiver


                                                                         
Accoudées
Attablées
Elles parlent

C’est une douce musique
Un petit feu qui crépite dans la nuit
Un linge tiède de bruit
Il est tard 

Les enfants dorment                    
Les hommes écoutent
Les hommes se taisent
Se mettent entre parenthèses
 

mercredi 18 janvier 2012

Réchauffons nous avec Biréli Lagrène et Sylvain Luc

   Un peu de chaleur avec Biréli Lagrène et Sylvain Luc et leur version de Isn't she lovely. Vous allez voir et entendre l'été de Jazz in Marciac se rapprocher...


Les haïkus de Phil


Ne cherchez pas dans ces haïkus de métrique en 5/7/5
Cela fait longtemps qu'elle est tombée de ma pratique comme feuille 
morte de la branche,
Et puis en vérité, les tercets suivants. s'apparentent davantage à 
des senryus qu'à des haïkus.
S'y dessine la vie humaine (à l'exception peut-être du premier) avec ses joies et ses grimaces.
L'homme m'a toujours beaucoup plus intéressé que la nature. Mon désir fou serait de redorer le blason du senryu.
Et s'il reste un genre second, qu'il n'oublie pas de faire sourire...


le poêle
ne chauffe que le poêle
ce matin d’hiver
*
janvier 2012
pas seul le triple A
à se dégrader
*
faisant des sushis                         
j’oublie les soucis                                 
qui m’assaillent                                        
*                                                           

mardi 17 janvier 2012

Futur Antérieur



   Un nouvel ami, Roch-Gérard Salager, écrivain et poète, nous fait l'honneur et l'amitié de publier dans Point Critique quelques uns de ses textes extraits de son dernier livre, FUTUR ANTÉRIEUR , édité dans la collection Grand Format chez LA DRAGONNE. Vous y découvrirez une écriture singulière, poétique et quasi ontologique. Il est ici question de la perte des êtres chers, de ces êtres qui nous ont fait chair et vivent en nous par delà leur disparition.
   En écho à nos paroles respectives sur la lucidité et la douleur, échangées ce matin dans ce petit café tranquille, place de la Canourgue, à Montpellier, il me revient en mémoire cet aphorisme de René Char : "La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil."

Palavas-les-flots conserve son triple A


PALAVAS CONSERVE SON TRIPLE A !


Mais...chez nos amis de VITRIOL...
vitriol.fr

lundi 16 janvier 2012

jeudi 12 janvier 2012

l'envoûtante Melody Gardot




 
   Parmi les nouvelles voix du jazz, il y a Melody Gardot, au timbre si délicat, si singulier. Je suis tombé amoureux de cette voix sensuelle, de cette voix envoûtante, rêve de féminité, rêve de mélodie...

CONSEIL

NE DITES PAS "MINE DE RIEN" MAIS "GISEMENT ÉPUISÉ."

mercredi 11 janvier 2012

Trois pierres, deuxième !






Trois pierres. Photo : "La sieste du vilain petit canard."


   "La sieste du vilain petit canard" trois petites pierres ramassées sur une plage de galets, la plage de Villeneuve lès Maguelone, pour tout dire, à quelques pas de Montpellier.


   
Et puis un colvert, roi de "la Sape", bien vivant, bien réel, photographié sur le Lez, au soleil couchant, devant l'hôtel de région de Montpellier.



  

Les haîkus de Phil


15 ans –
jamais vue
la lune aussi grosse


*

92 ans –
sa peau est un immense
bleu

*

10 ans –
deux tresses
avant son sommeil

mardi 10 janvier 2012

Le sens caché des mots


ON FERME NOS LIVRES
ON LIVRE NOS FERMES

ON NE SAIT PLUS
NI CE QUI NOUS DÉLIVRE
NI CE QUI NOUS ENFERME



Christian Cosberg

vendredi 6 janvier 2012

Panorama du Noir


   Gerardo Lambertoni est un ami, poéte et écrivain, il nous fait l'honneur de publier dans Point-Critique quelques unes de ses conférences données à Limoges, ville dans laquelle il intervient depuis plus de dix ans. Spécialiste du roman policier et du roman noir, il intervient notamment  dans les médiathèques de Sanary-sur-Mer, Ganges, Mende, Montpellier, Tulle...

mercredi 4 janvier 2012

Les haïkus de Phil


Le nouvel an est dans la tradition du haïku équivalent à une cinquième saison. Si, dans nos contrées, nous lui donnons moins d’importance que les japonais, j’aime marquer ce temps-là d’un chapelet de haïkus ou de senryus que je pousse parfois jusqu’au cinquième jour de l’année.



retournant le couteau      
contre moi
l'huître de l'an neuf
 

premier de l'an
réveillé par les trilles
d'une grive musicienne


nouvel-an                                                               
neige aux som
mets
pas aux semelles                                                              source : oiseau-libre.net                                      
                                                                                           

dimanche 1 janvier 2012