lundi 10 septembre 2012

Homme au balcon, de Gustave Caillebotte


   

   Est-ce Gustave Caillebotte, lui-même, qui regarde l’avenue ? Est-ce une forme d’autoportrait, celui de l’homme et celui du peintre, de son regard surplombant les choses et le monde ? Est-ce l’aveu d’une solitude, d'une lucidité, laquelle, comme le dit Giono, ne vaut rien pour le bonheur ? Ou est-ce tout simplement le bonheur de contempler le monde, d'être vivant ?
    Nous sommes à Paris en 1880. Haussmann a transformé la ville, la ville continue de se transformer, « la forme d’une ville, on le sait, change plus vite que le cœur d’un mortel. »
   Gustave Caillebotte est l’ami et le mécène des Impressionnistes. Fortuné, passionné, modeste, c’est ainsi qu’on le décrit. Il appartient à ce monde-oasis, cet entre deux guerres : 70, presque lointaine, et 14 encore inimaginable. Il appartient à ce monde dont la modernité « explose », qui avance à toute vitesse comme ces premières automobiles qui circulent sur les boulevards. Il appartient à ce monde des arts, à ce Paris, capitale culturelle du monde, contemporain de Debussy, Fauré, Satie, Hugo, Flaubert, Zola, et de ses amis, Renoir, Monet, Pissarro…
   

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