mercredi 29 février 2012

ELLE







Elle a posé sur moi sa main tranquille
J’ai vu trembler doucement sa robe
dans l’élan que lui avait donné son pas ;
elle s’est immobilisée, le regard absent, les yeux fixes,
immensément fixes.
Sous le lent balancement des arbres apaisés
j’ai senti que sa présence n’était pas fortuite
qu’elle était là pour moi…
Alors je l’ai regardée
—sans doute avais-je au cœur une prière simple—
Elle a libéré de sa main mon poignet,
m’a semblé répondre
et j’ai compris sur son visage obscur qu’elle me disait :
« à bientôt »


Jean Gelbseiden

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