lundi 13 février 2012

Mélancholia et Intouchables : Le choc des Mondes



C’était en 2011, une année qui allait encore sur ses deux jambes, deux films, deux chocs des mondes.
   Le premier, Mélancholia, magnifique, symbolique, funèbre,  nous a parlé d’un monde condamné, notre monde, la terre. Une planète nommée Mélancholia  fonce vers elle et l'anéantie. Noir c’est noir avec Lars Von Trier mais c’est un beau noir, un peu un de ces noirs dont Pierre Soulages a le secret, un noir lumineux, plein de matière, un noir qui dit quelque chose mais un noir qui  nous met devant l’état symbolique du monde, lequel, malheureusement, se confond avec son état réel. Nous laisserons-nous détruire par la mélancolie ?
   


 Dans le second, Intouchables, la mélancolie est terrassée. Ce film nous a parlé de joie et d’humanité triomphante. Pour autant, il a, lui aussi, évoqué  l’état du monde, et d'une manière, tout autant symbolique que réaliste.
   Un homme très riche et tétraplégique rencontre un homme très pauvre et en pleine santé. Le riche vit dans un hôtel particulier parisien, le pauvre dans une cité déshéritée de la banlieue. Deux mondes, séparés jusque là, se rencontrent. Chacun va apporter à l’autre ce qui lui manque et chacun va renaître à la vie. Aussi improbable qu’elle puisse paraître, tout le monde sait aujourd’hui que cette rencontre a, véritablement, eu  lieu, que c'est une histoire vraie. 
   
  Si Mélancholia nous a coupé le souffle par tant de beauté et d’ultime gravité, Intouchables est venu, comme une respiration joyeuse, généreuse, nous  apporter un peu d’espoir dans ce monde menacé par toutes sortes de calamités.
   
  
  

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