mercredi 28 mars 2012

Les haïkus de Phil


Tiré d'une veste délaissée, un petit carnet de haïkus. Je l'avais
apporté avec moi pendant les trois jours du festival de l'association
française de haïku à Lyon en octobre 2010. Un peu relookés, les voici
frétillants à votre lecture. Ils me semblent avoir bien vieilli.

il y a ceux qui l'ouvrent
et ceux qui la ferment
la fenêtre
- Neuville c'est où ?
- c'est toujours tout droit
dit il pour me perdre
loin le Rhône -
toute cette eau bue
où la pisserai-je
sur la passerelle
enjambant le Rhône
j'ai le mal de mer
avant sommeil -
à quel sein ma main                                         
va-t-elle se vouer
 
Philippe Quinta

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