jeudi 26 avril 2012

Le savoir se tisse où la vie se joue



     De vieux papiers issus d'un siècle déjà lointain...
   Un vigneron écrit à son frère. L’épure presque gothique
des lettres supporte un verbe vigoureux. Époque où l'épistolier
est conteur, l'artisan avant tout artiste, le paysan, garant du paysage...


   Il confie ici sa joie de voir s'instruire ses filles. Le maréchal-ferrant, apprend-on, abandonne parfois ses outils
pour enseigner les nombres aux enfants peu surpris par l'odeur du feu sur la corne. D'autres pareillement


professent sur leurs lieux de travail.
   Écologie suprême : le savoir se tisse où la vie se joue.
   Transmet-on ce que l'on est au lieu de ce que l'on sait ?
   Comment abstraire l'être du savoir...


Roch-Gérard Salager
Extrait de Jour de l'an, aux éditions La Dragonne

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire