samedi 19 mai 2012

Solitude…




Aurai-je un jour contre eux raison ?
Puis-je encore demander ma part de pain,
Ma part d’amour, ma part d’humanité ?
Et si demain, la vie, devenue payante
N’était plus dans mes moyens ?
Qui m’offrirait la joie d’un ami,
D’une tendresse, les douceurs du jour
La complicité de mes nuits,
Qui me dirait « je t’aime » ?
Et qui me guérirait des barques narquoises
Qui m’attendent au loin
Dans la solitude abandonnée des débarcadères ?
J’ai cru en eux, en leur parole
Porteuse de lumière,

En leurs promesses folles…
Ô moissons, qu’ai-je de vous récolté
Qui vaille qu’il m’en souvienne ?
Ni la joie, ni l’été,
Morne infinité
des rêves écrasés,
Douleur insane de l’abandon !
Et puis quel poids a-t-il encore ce cri
Sous ce fléau louche et trafiqué ?


Jean Gelbseiden

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