jeudi 11 octobre 2012

Deux poèmes de Jean Gelbseiden



Là-haut dans les sphères
S'élève un nuage saint
D'où les morts bientôt vont revivre.
Le gisant, nimbé d'étoiles porte profonde en lui
La dague funèbre
Et de ses yeux éteints semble son âme s'élever.
À genoux, la mère et l'épouse éplorées se lamentent:
L'une porte la myrrhe et l'autre en son ventre
L'orphelin à naître.
Les cieux s'apaisent et l'orage,
Tandis qu'un rayon vient caresser d'or
Les cheveux jeunes encore du trépassé.


                   


                        *  *  *




Ainsi t'aimé-je,
Puce dérangeante
Quand démanges mon âme
Et mon cœur et mon corps
S'animent mêmement.
Tu plonges au fond de moi
Comme taraud qui fores
Et me laisse piqûres
Et boutons boursouflés.
Aussi, si ne m'arroses
De ton sang fraîchissant
Je risque de brûler
Sempiternellement.



Jean Gelbseiden

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