dimanche 12 mai 2013

Les haïkus de Phil : Quelques heures au Salagou




Tant de cris s'échappent
de la roselière -
oiseaux sans leur nom

 
*

autoroute -
le parfum des genêts
m'énivre

 
*

 
coups d'ailes bruyants
les tourterelles
amoureuses

 
*

 
milieu du lac -
sur le radeau
un parasol grand ouvert

 
*

 
eau tiède du lac -
des éclats de boue barbouillent
leurs joues

 
*

 
somnolant dans l'herbe
je compte les gouttes
sur mon visage
 
 
 
Philippe Quinta 


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